Portrait d’acteur

l’équipe Adenfi a décidé d’en savoir plus sur des acteurs du milieu de l’énergie, quelles que soient leurs secteurs d’activité. Nous vous proposons aujourd’hui de faire connaissance avec Catherine Grandjean, directeur des Financements Structurés chez Hyperia Finance – Caisse d’Epargne Rhône Alpes. Nous la remercions de s’être prêtée à l’exercice de l’interview.

Bonjour Catherine. pour commencer, pourriez-vous nous expliquer en quoi consiste votre travail ?  

Notre travail consiste à financer les grands projets de notre région et de nos clients. Nous analysons les projets d’un point de vue financier, juridique voire technique et nous proposons la solution de financement la plus adaptée.
Nous intervenons sur 3 types d’activité :
– les financements structurés pour les entreprises : les financements à levier pour la transmission des entreprises (LBO, OBO, etc.), les financements d’acquisition, etc.
– les financements de projet ENR (photovoltaïque, éolien, etc.),
– les financements des grands projets de la région au travers des Partenariats Public Privé ou des Délégation de Service Publics.

Nous originons seuls ou avec les centres d’affaires de la Caisse d’Epargne Rhône Alpes les opérations, nous arrangeons les financements et nous les gérons une fois signés ; c’est-à-dire que nous serons amenés à suivre le bon déroulement de ces projets et à négocier les éventuels aménagements qu’il faudra y apporter. Cela permet d’assurer une continuité, qui est fortement apprécié par le client. Nous sommes donc une ligne métier qui intervient sur des transactions mais au fur et à mesure du développement de la direction, nous avons également développé un fonds de commerce nécessitant des expertises particulières.

Quel a été votre parcours pour en arriver là ?  

Avant de rejoindre la Caisse d’Epargne Rhône Alpes pour créer cette direction des Financements Structurés, j’ai été, pendant 20 ans, en charge des relations Grande Clientèle (agro-alimentaire, distribution, et holdings) au sein de plusieurs Banques de Financements et d’Investissement, tant françaises qu’étrangères, à Paris. Mon métier était de détecter et de comprendre les problématiques de mes clients, et d’y apporter les solutions les plus pertinentes. J’aime décortiquer un projet et négocier avec un client pour trouver des solutions complexes et constructives. Cela fait partie de mon ADN et je continue à vivre mon métier actuel de la même façon.

Comment voyez-vous l’évolution du financement des ENR ?

Compte tenu de la liquidité et de la maturité de la filière, le financement des ENR tend à devenir un commodity : la valeur ajoutée tend à ne plus être « pricée » et seul le prix est l’élément différenciant. Les structures de financement sont de plus en plus agressives et « cov-lite ». Sur certains compartiments de financements, on commence à sentir des tensions voir l’apparition de risques. Le financement des ENR verra-t-il bientôt une correction et un retour vers un meilleur partage de la valeur ajoutée ? Pour éviter cette dérive, nous privilégions les financements qui demandent une ingénierie particulière et donc une réelle valeur ajoutée pour le client.

Qu’attendez-vous du gouvernement pour accélérer la transition énergétique ?

La transition énergétique est une nécessité absolue. Aujourd’hui, un gouvernement responsable, quel qu’il soit, ne peut qu’accélérer les mesures en faveur d’un changement de modèle. En tous cas je l’espère.

Comment Adenfi vous accompagne sur ces projets ?

Nous avons commencé à travailler avec Adenfi dès le début de sa création. Adenfi nous accompagne dans la compréhension et la sécurisation des projets grâce aux due dilligences qu’ils effectuent et aux nombreux échanges que nous avons avec les équipes, en amont et au cours des projets.
Pour les différents prêteurs, ces due dilligences sont primordiales pour valider les accords de comité et lever les conditions préalables aux tirages.
Les rapports lèvent régulièrement des points à sécuriser. Le porteur de projet peut, dans un premier temps, ressentir cela comme un frein mais la plupart du temps, il comprend que nous sommes tous en alignement d’intérêt : assurer la pérennité du projet et cela lui permet de corriger des points dont il n’avait pas forcément perçu initialement l’enjeu. L’approche d’Adenfi permet donc une approche impartiale et très constructive des projets.

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By |2018-12-04T09:38:54+00:00décembre 4th, 2018|News|0 Comments